Les États-Unis produisent alors environ 80 % du coton mondial. En 1860, la récolte américaine s’élève à plus de 4,5 millions de balles de coton (soit plus de 2 milliards de livres ou environ 716 000 tonnes).
Le coton brut représente à lui seul près de 60 % de la valeur totale des exportations des États-Unis en 1860.
Les trois quarts de ce coton prennent la direction des usines européennes. La puissance britannique est particulièrement dépendante : près de 80 % à 85 % du coton consommé par les filatures du Royaume-Uni provient du Sud des États-Unis.
Cette explosion de la production (qui est passée de 156 000 balles en 1800 à 4,5 millions en 1860) repose entièrement sur le travail forcé. Sur les 4 millions d’esclaves recensés aux États-Unis en 1860, une immense majorité travaille dans les champs de coton.
Cette immense dépendance internationale donnera aux États confédérés l’illusion qu’ils pourront forcer le soutien de la Grande-Bretagne et de la France pendant la guerre grâce à la diplomatie du coton, ce qui s’avérera finalement être un échec stratégique majeur.
Sources : Intelligence artificielle
