Au début du XVIIIe siècle, la piraterie constitue une menace croissante pour le commerce britannique dans les Caraïbes et au large des colonies américaines. Les Bahamas, et notamment l’île de New Providence, sont devenues un important refuge pour les pirates. La situation est suffisamment préoccupante pour que les autorités britanniques craignent de perdre le contrôle de l’archipel.
Le roi George Ier de Grande-Bretagne publie une proclamation destinée à lutter contre l’essor de la piraterie dans les colonies britanniques d’Amérique et des Caraïbes. Connue sous le nom de « Proclamation for Suppressing of Pirates », elle propose une amnistie aux pirates qui accepteraient d’abandonner leurs activités et de se rendre aux autorités coloniales dans un délai d’un an.
La proclamation offre donc aux pirates une possibilité de rentrer dans la légalité en échange de leur reddition. Ceux qui refusent de se rendre après l’expiration du délai deviennent au contraire des cibles prioritaires des autorités. Des récompenses sont prévues pour ceux qui contribuent à leur capture, leur montant variant selon le rang du pirate capturé.
L’amnistie contribue à la reddition de nombreux pirates, mais elle ne suffit pas à elle seule à mettre fin à la piraterie. Plusieurs bénéficiaires du pardon reprennent leurs activités, tandis que des pirates comme Charles Vane continuent de défier les autorités. La politique d’amnistie est donc rapidement complétée par une répression militaire et judiciaire plus systématique.
Sources : Intelligence artificielle
