Abolitions
janvier 1801 : Toussaint Louverture envahit Santo Domingo
Il expulse les autorités espagnoles du pays et abolit l’esclavage. Hispaniola est unifiée et devient française. Sources : MHK
4 février 1794 : Décret d’abolition de l’esclavage dans les colonies françaises
Une expédition militaire dirigée par le commissaire civil Victor Hugues est chargée d’appliquer le décret aux îles du Vent : Guadeloupe, Martinique, Sainte-Lucie, alors occupées par les troupes Britanniques. Ce décret de la Convention, du 16 pluviôse an II, met en théorie fin à l’esclavage dans toutes les colonies, mais l’abolition ne fut en réalité
29 Août 1793 : le commissaire de la République Léger-Félicité Sonthonax abolit l’esclavage dans le nord de Saint-Domingue
L’abolition est étendue à l’Ouest en septembre et au Sud en octobre. Sources : MHK
28 mars 1792 : les libres de couleur deviennent citoyens français
L’assemblée législative proclame l’égalité des droits entre les libres de couleurs et les blancs dans les colonies. Sources : MHK
1789 : Olaudah Equiano, ancien esclave, publie à Londres son autobiographie
Alors qu’il est âgé d’environ 44 ans et participe activement au mouvement abolitionniste britannique, il raconte sa vie avant, pendant et après l’esclavage. Son livre, « The Interesting Narrative of the life of Olaudah Equiano, or Gustavus Vassa the African, written by himself » (en français : « La véridique histoire Olaudah Equiano par lui-même »), se présente comme
19 février 1788 : création de la Société des amis des Noirs
Elle est créée par Jacques Pierre Brissot très influencé par l’abolitionnisme britannique, qu’il avait observé de près à Londres. De grands noms s’y rencontrent : Mirabeau, Condorcet, Sieyès, La Fayette, l’abbé Grégoire – qui sera le militant le plus actif et le plus opiniâtre.
22 mai 1787 : création à Londres du Comité pour l’abolition de la traite des Noirs
The Society for the Abolition of Slave Trade, dirigé par Granville Sharp, n’était pas un groupuscule bavard et inefficace : il s’appuyait sur des hommes politiques influents, Pitt et Wilberforce. Malgré les résistances d’un Parlement sensible aux arguments du groupe de pression des colons antillais, les idées de Granville Sharp et de Thomas Clarkson progressent
