Organisation
1789 : population de Saint-Domingue
A la veille de la Révolution, on compte à Saint-Domingue 600 000 habitants dont 500 000 esclaves ; les deux tiers sont nés en Afrique. Sources : MHK
1789 : recensement de la population de la Guadeloupe
Blancs Libres de couleurs Esclaves Total 13 712 3 058 89 523 106 293 Sources : Oruno Lara, « La Guadeloupe dans l’histoire », l’Harmattan
1787 : population des Antilles françaises
Colonies Blancs Affranchis Esclaves Totaux Saint-Domingue 24 192 19 632 304 196 348 020 Martinique 11 008 4 566 70 110 85 684 Guadeloupe 12 039 1 877 81 978 95 894 Saint-Lucie 2 105 1 667 16 689 20 461 Tobago 425 231 12 639 13 295 Cayenne 1 346 1 762 10 430
1787 : population Antilles britanniques
Colonies Libres Esclaves TOTAL Jamaïque 30 000 174 000 204 000 Barbade 20 000 80 000 100 000 Grenade & Grenadines 7 000 30 000 37 000 Saint-Vincent 4 000 15 000 19 000 Dominique 4 000 15 000 19 000 Antigua 6 000 36 000 42 000 Montserrat 2 000 9 000 11 000
9 août 1777 : Louis XVI promulgue la « Déclaration pour la police des Noirs »
Ce texte interdit « d’amener dans le royaume aucun noir, mulâtre, ou autres gens de couleur, de l’un ou l’autre sexe, sous peine de 3 000 livres d’amende, et ordre de renvoyer aux colonies les noirs et mulâtres qui se trouvent dans le royaume. » Plus précisément, les colons sont autorisés à prendre leurs esclaves pour les
13 juillet 1713 : La Grande-Bretagne obtient à Utrecht « l’Asiento », ou monopole de la traite des Noirs avec l’Amérique espagnole pour trente ans
mars 1685 : promulgation du Code noir
Dans les Antilles françaises, aux règlements locaux s’ajoute l’Edit de mars 1685, rebaptisé en 1718 par un éditeur parisien « code noir ». Préparé par le secrétaire d’Etat Colbert à la demande de Louis XIV, ce texte de 60 articles réglemente la vie des esclaves dans les colonies françaises. L’Article 44, notamment, dénie tout droit juridique et
